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Tribune immodeste à l’attention des candidats aux élections municipales

Pour les municipales, ne négligez pas le sujet vital de la mobilité ! Écoutez plus et mieux vos concitoyens… Tribune immodeste à l’attention des candidats aux élections municipales La mobilité urbaine constitue l’un des premiers points de contact entre le citoyen et l’action publique locale. Elle conditionne l’accès à l’emploi, aux services essentiels, aux commerces et aux loisirs. Lorsqu’elle fonctionne mal, elle génère frustrations et défiance politique. Aujourd’hui, près de 48 % des urbains disent se sentir « prisonniers » de leur environnement à cause du manque d’alternatives de mobilité fluides (Institut Terram – Santé mentale et transports). Lorsqu’elle est fluide et respectueuse de tous les usages, elle devient au contraire un levier puissant de confiance et d’adhésion aux politiques publiques locales. Le sujet de la mobilité regroupe en effet les attributs d’être central et quotidien dans la vie des gens, d’être fondamentalement local et d’être améliorable par des actions collectives. A ces attributs s’ajoutent celui d’être visible avec un véritable effet “avant/après” d’investissements et d’initiatives bien réalisées comme un parking de covoiturage, de nouvelles pistes cyclables…. avec comme impact ultime celui de résorber les embouteillages et de rendre la circulation la plus fluide et sûre possible. L’enjeu est de taille : l’irritabilité au volant touche près de 79 % des automobilistes, (Institut Terram – Santé mentale et transports) qui citent les embouteillages comme leur première source d’énervement. Plus grave encore, une étude de 2025 révèle que 43 % des personnes souffrant d’anxiété ou de burn-out pointent leurs problèmes de déplacement comme une cause directe de leur état.    Pour y répondre, les attentes des citoyens sont importantes : 41 % des Français jugent le développement des transports en commun et du covoiturage comme une priorité municipale absolue. (Sondage Odoxa / Réseau Action Climat) Ce vote s’amplifie d’une attente forte relative à l’impact sur le pouvoir d’achat, vu qu’en moyenne, un automobiliste dépense 416 € par mois pour son véhicule personnel. (ADEME – Coûts et enjeux de la mobilité pour les ménages) et que la résistance à payer davantage les transports publics reste importante. 61 % des Français sont favorables à la gratuité des transports publics dans leur commune pour soutenir le pouvoir d’achat et l’écologie. Pour engager et infléchir les politiques mobilités correspondantes, il s’agit de mieux connaître et comprendre la satisfaction des concitoyens vs leurs attentes et motivations aux déplacements et éviter les caricatures et les antagonismes traditionnels et radicaux contre l’usage de la voiture. Il faut rappeler qu’en France, Si la voiture assure 59 % des déplacements quotidiens, elle représente en réalité 75 % des kilomètres parcourus à l’échelle nationale. (Cerema – Exploiter les données de mobilité pour les politiques locales) Je recommande donc des enquêtes approfondies et régulières pour identifier les besoins de mobilité et leur satisfaction avec quatre clés pour les réussir, et qu’elles soient véritablement utiles: qu’elles soient unitaires et complètes, en reprenant tous les modes de transport, voitures, transports en commun, vélos et marche sans antagoniser tel mode ou sur-promouvoir tel autre. Si 56 % des Français souhaitent une réduction de la place de la voiture en ville, cette volonté est strictement conditionnée à l’existence d’une offre alternative fiable. En particulier la voiture, souvent ciblée, doit être reconnue pour ses mérites individuels et collectifs. qu’elles soient fiables, avec un taux de fiabilité de l’ordre de 90% surtout lorsqu’il s’agit d’aider le dimensionnement d’investissements d’infrastructure par définition critiques et coûteuse qu’elles soient continues, pour pouvoir illustrer et capter les évolutions désirées et les signaux quelquefois faibles d’insatisfaction ou d’insécurité. qu’elles soient pratiques et faciles de communication  y compris vers les citoyens pour faciliter les prises de conscience, l’analyse et l’interprétation collaborative. Gageons que les élections à venir serviront de révélateur de l’importance du sujet des mobilités dans l’adhésion électorale. Et que les nouvelles équipes se saisiront du sujet pour établir un nouveau point de départ dans l’amélioration des mobilités et la participation des citoyens à cette amélioration. Rédigé par Paul de Rosen – Président d’Impact Consultants – Partenaire de croissance des entreprises et collectivités, ex dirigeant d’entreprises de mobilité et de transport – Investisseur dans les technologies de mobilité Partagez cette page

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IA & distribution Travel – ChatGPT, Google et la bataille des nouveaux standards (UCP, MCP, GEO)

IA & distribution Travel ChatGPT, Google et la bataille des nouveaux standards (UCP, MCP, GEO) En moins de 18 mois, la distribution travel est entrée dans une nouvelle phase.Les assistants IA ne se contentent plus de conseiller : ils commencent à exécuter, planifier, comparer, réserver.Cette bascule vers un web « sans clic » rebat les cartes de la chaîne de valeur :– qui contrôle l’interface client ?– qui fournit la “vérité produit” ?– et sur quels rails techniques – protocoles, standards, contenus – repose désormais la réservation ? Les signaux se multiplient : création d’Apps dans ChatGPT par les acteurs historiques et de nouveaux acteurs, AI Mode dans Google Search, Universal Commerce Protocol (UCP) pour le commerce agentique, Model Context Protocol (MCP) pour connecter les IA aux systèmes, et l’émergence du GEO (Generative Engine Optimization) pour rester visible quand l’IA répond à la place des sites.Ce tour d’horizon des nouveaux standards s’appuie sur une série de cas d’usage illustrant la manière dont ces technologies transforment durablement la chaîne de valeur du voyage. Du « Search & Click » au « Ask & Act »   Le paradigme historique du travel digital était linéaire : inspirer → chercher → cliquer → comparer → réserver. L’IA générative rompt ce modèle. Lorsqu’un assistant synthétise, recommande et orchestre dans une seule réponse, il capte une part croissante de l’intention en amont du clic. Cette évolution alimente déjà les inquiétudes des éditeurs de contenus, confrontés à la montée des réponses IA et à la disparition progressive du trafic de découverte (The Guardian). Dans le travel, l’impact est encore plus structurant. La réservation repose sur des objets complexes et transactionnels : disponibilités temps réel, règles tarifaires, annulations, servicing. C’est précisément dans ce contexte que l’IA agentique – capable d’agir, et non plus seulement de répondre – devient un nouvel opérateur d’interface.   Comme le rappelle un expert du secteur : « L’IA ne peut fonctionner que si elle dispose de données fiables… or notre industrie est extrêmement fragmentée. » La promesse est forte, mais la complexité du voyage reste entière.   Exhaustivité du contenu et recommandations personnalisées : la nouvelle équation   Depuis fin 2025, OpenAI opère un tournant stratégique en ouvrant ChatGPT à des applications natives intégrées via sa marketplace (Apps SDK). ChatGPT n’est plus seulement un assistant conversationnel : il devient une plateforme d’accès direct aux services.Dans le travel, les premiers partenaires cités incluent Expedia et Booking.com, rapidement rejoints par Tripadvisor, avec des perspectives d’extension à d’autres briques du parcours (mobilité, expériences, restauration).   Expedia assume pleinement cette stratégie : « Nous voulons rencontrer les voyageurs là où ils se trouvent. L’intégration dans ChatGPT est une étape majeure. »   Ce que cela change concrètement – Avant : ChatGPT → site ou app OTA → recherche → filtres → réservation. – Désormais : l’utilisateur exprime son besoin en langage naturel ; ChatGPT interroge directement l’application (inventaire, disponibilité, tri, recommandations) et rapproche décision et action dans un même espace conversationnel.   Implications pour la distribution – Nouveau point d’entrée de la demande ChatGPT peut devenir une homepage amont, captant l’intention avant SEO, site ou application. – Nouvelle compétition sur la donnée L’avantage se déplace vers les acteurs capables de fournir des inventaires riches, des prix exploitables en temps réel et des règles actionnables. – Reconfiguration de l’intermédiation Si l’interface bascule vers l’assistant, la valeur se concentre moins sur l’UX frontale que sur l’accès à l’offre, la confiance de marque et les capacités de servicing. Google : de la planification à la réservation directement dans Search Google suit une trajectoire parallèle, cette fois au cœur même de son moteur de recherche Search.En novembre 2025, le groupe présente des fonctionnalités travel intégrées à AI Mode, visant à unifier planification et action.Parmi les briques clés :– Canvas, espace de planification (vols, hôtels, données Maps) ;– des Flight Deals “AI-powered” ;– des capacités agentiques permettant de transformer un plan en réservation via des partenaires. PhocusWire confirme cette orientation : Google ambitionne clairement d’étendre la réservation vols et hôtels, en positionnant AI Mode comme un espace central du parcours. Le CEO de Kayak résume brutalement l’impact côté acquisition :   « La recherche organique est en train de mourir. »   Le point cléGoogle ne part pas de zéro. Avec Flights, Hotels, Things to do et Maps, l’IA agit comme une surcouche d’orchestration : capter l’intention, structurer les options pertinentes et accélérer le passage à l’acte sans rupture d’expérience. UCP : le pari de Google sur un standard de commerce agentique… applicable au travel ?   En janvier 2026, Google annonce le Universal Commerce Protocol (UCP), un standard open-source visant à structurer le commerce agentique de bout en bout, de la découverte au post-achat.L’objectif est de proposer un langage commun entre agents IA, plateformes marchandes et briques transactionnelles.Sur le papier, UCP pourrait fluidifier un parcours de réservation entièrement piloté par l’IA.Dans les faits, le travel résiste.Les produits voyage combinent tarification dynamique, inventaires volatils, ancillaires, scénarios multi-segments et une forte intensité post-vente. PhocusWire nuance donc l’impact immédiat d’UCP : Google pourrait d’abord capitaliser sur ses intégrations existantes pour résoudre le « premier kilomètre » (intention et qualification), avant une standardisation plus large. MCP : connecter les assistants IA aux systèmes cœur du travel Le Model Context Protocol (MCP) répond à un enjeu complémentaire : connecter les assistants aux systèmes où vivent réellement les données et les fonctions métier.MCP standardise la manière dont une application expose à une IA :– un contexte fiable (données, règles, contraintes),– des fonctions exécutables (chercher, réserver, modifier, annuler). Il peut devenir le pont technique entre les agents conversationnels et le travel stack : PMS, CRS, moteurs de réservation, inventaires, GDS, CRM et programmes de fidélité.Des initiatives attribuées à des acteurs comme Kiwi.com ou Sabre illustrent l’intérêt du secteur, même si les implémentations restent hétérogènes.   Kiwi.com y voit déjà un standard structurant : « MCP devient l’interface privilégiée pour que les agents IA découvrent et utilisent des services comme la recherche ou la réservation. »   Gouvernance :

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Voyage d’affaires : trois forces redessinent l’industrie et imposent un nouveau modèle

Voyage d’affaires : trois forces redessinent l’industrie et imposent un nouveau modèle La chronique d’Alexandre Veau, associé chez Impact Consultants D’ici quelques années, réserver un déplacement professionnel ne sera plus un acte ponctuel, mais une interaction continue entre un collaborateur, un agent intelligent, des conseillers experts et un système d’entreprise – DepositPhotos.com, violetkaipa Le voyage d’affaires vit aujourd’hui une bascule historique. Non pas un ajustement conjoncturel post-pandémie, mais une redéfinition durable de ses fondements. Les voyageurs attendent une expérience radicalement différente, les entreprises imposent de nouveaux standards, et la technologie agit comme catalyseur. Trois forces convergent : – les voyageurs n’acceptent plus les interfaces et parcours traditionnels, – ils exigent simultanément exhaustivité du contenu et simplicité de décision, – les entreprises imposent des solutions intégrées, pilotables et responsables. Les mouvements récents du marché – rebranding de TravelPerk en Perk, alliance stratégique Amex GBT + SAP Concur, rachat de Supertripper par Marietton, positionnement de Spotnana sur les standards Offers & Orders – illustrent cette phase de recomposition accélérée. Les voyageurs d’affaires veulent réserver autrement   Les utilisateurs ne veulent plus réserver, ils veulent discuter. Ils ne veulent plus chercher, ils veulent obtenir. Ils ne veulent plus comparer, ils veulent une réponse intelligente à leurs besoins. Formés par Instagram, WhatsApp, TikTok et désormais ChatGPT, les voyageurs professionnels ont transposé leurs réflexes B2C dans leur usage B2B. L’expérience attendue devient conversationnelle, immédiate et contextualisée. Selon Amadeus Hospitality, 54% des voyageurs d’affaires se disent prêts à laisser une IA réserver en leur nom, et 50% attendent d’elle des recommandations personnalisées (Travel Dreams, 2024). Phocuswright confirme ce basculement : « L’intelligence artificielle générative domine désormais la réflexion et promet de transformer la manière dont nous planifions, réservons et vivons nos déplacements. » – Phocuswright, Travel Innovation Guide 2024 (PhocusWire) Business Travel News décrit un changement de paradigme : « L’IA agentique se charge des tâches ingrates du voyage : rechercher, comparer, vérifier la conformité. L’agent fait le travail, pas l’utilisateur. » – BTN, 2025 Le voyageur n’interagit plus avec un SBT comme avec un formulaire ; il exprime une intention, et l’outil orchestre automatiquement un trajet conforme à la politique et au contexte. À court terme, une part croissante des déplacements simples pourra être largement automatisée, la valeur humaine se concentrant sur les exceptions et les arbitrages complexes. Exhaustivité du contenu et recommandations personnalisées : la nouvelle équation   Deuxième force structurante : l’accès au contenu. Les voyageurs veulent tout voir – GDS, NDC, connexions directes compagnies, rail, low-cost, hébergement élargi – mais sans effort cognitif, avec un tri intelligent conforme à leur profil et à la politique voyage.   BCD Travel souligne que la valeur de l’IA se situe avant tout « du côté de l’efficience opérationnelle et de la personnalisation de l’expérience voyageur. » Accenture décrit une trajectoire où la GenAI permet « un mode de réservation plus intelligent, beaucoup plus personnalisé et entièrement intégré, capable de concevoir puis réserver le voyage idéal pour un individu donné. »   L’enjeu n’est donc plus d’ajouter du contenu, mais de le structurer. Les plateformes comme Spotnana cherchent à casser les silos (GDS, NDC, rail, direct connect) pour proposer un search global, tout en conservant la capacité de servicing et de contrôle corporate. Les intégrations NDC des différentes compagnies aériennes, incluant ancillaires et self-service changes, illustre cette logique : plus de contenu, mais mieux contextualisé.   Le baromètre GBTA met en lumière un constat clair : le marché souffre moins d’un manque d’offres que d’un excès de complexité : manque de lisibilité, déficit d’information, complexité des parcours.   Les IA agentiques répondent précisément à ce problème : elles absorbent la complexité en back-office et ne restituent au voyageur qu’un nombre restreint d’options pertinentes, enrichies d’alertes proactives (retards, risques climatiques, tensions géopolitiques), identifiées par SAP Concur comme un cas d’usage prioritaire. Les entreprises imposent l’intégration et le pilotage   Troisième force décisive : l’exigence des entreprises. Les directions Travel, Achats, Finance et RH convergent vers un même objectif : mettre fin à la fragmentation, par simplification et pour un meilleur contrôle.   Les organisations attendent désormais une plateforme Travel & Expense intégrée, couvrant l’ensemble du cycle du déplacement : demande, approbation, réservation, paiement, note de frais, suivi CO₂, duty of care et reporting consolidé.   Les mouvements de marché sont révélateurs : – Travel Perk devient Perk, et revendique une plateforme IA-native Travel + Spend, avec 67% d’automatisation du travail administratif, éliminant le « shadow work » – ces dizaines d’actions manuelles liées aux réservations, factures et dépenses ; – Amex GBT et SAP Concur lancent Complete, et envoient un signal fort : pour la première fois, une TMC globale et un leader mondial du T&E unissent leurs infrastructures afin de proposer une expérience unifiée (booking + servicing + paiement + expense) ; – Marietton intègre Supertripper, illustrant une consolidation guidée par la technologie et visant d’adresser tous les besoins, du conseil premium au self-booking natif. La TMC évolue ainsi d’un rôle de prestataire vers celui de système d’exploitation du voyage, connecté aux fonctions finance et RH. Un futur structuré par l’orchestration, la technologie… et l’expertise humaine   La convergence de ces trois forces dessine désormais avec clarté les trajectoires du voyage d’affaires à horizon trois à cinq ans.   D’un côté, les TMC-plateformes capables d’investir massivement dans la technologie, la data et l’intelligence artificielle deviendront les architectes du programme de voyage, orchestrant contenus, conformité, sécurité, pilotage financier et engagements RSE.   Leur valeur reposera moins sur la transaction que sur l’expertise de conseillers voyages experts, capables d’accompagner les entreprises et les voyageurs sur les situations complexes, les arbitrages sensibles et les décisions à forte valeur ajoutée.   En parallèle, les agents IA conversationnels s’imposeront comme l’interface privilégiée des voyageurs, intégrés aux outils du quotidien – messageries collaboratives, environnements CRM ou suites bureautiques.   Ils rendront la réservation plus fluide, plus invisible, en absorbant la complexité opérationnelle et en proposant des choix contextualisés. À terme, ces deux trajectoires ne s’opposeront pas. Les plateformes TMC les plus avancées constitueront

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Impact Consultants : Consolidation et Enjeux Clés du Business Travel

Impact Consultants : « la consolidation est l’un des gros enjeux du business travel » L’interview de Rodolphe Lenoir, cofondateur d’Impact Consultants par TourMag Intelligence artificielle (IA), NDC, emploi, Jeux Olympiques… Quelles évolutions connaîtra l’industrie du tourisme ? Eléments de réponse avec Rodolphe Lenoir, cofondateur du cabinet Impact Consultants. « L’important pour les entreprises est d’avoir à la fois un plan, une capacité à s’adapter et des options de diversification. Il s’agit d’être capable d’être assez agile pour saisir les opportunités », affirme Rodolphe Lenoir, cofondateur d’Impact Consultants. TourMaG.com –  Qui est Impact consultants ?   Impact consultants est un cabinet de référence dans les secteurs du travel en général : tourisme de loisir et affaires, transport, mobilité, hospitalité, en passant par la travel tech, les parcs de loisir… mais aussi de la santé. Nous existons depuis un peu plus de 3 ans. Le cabinet compte aujourd’hui 15 collaborateurs, dont une personne à Monaco et une autre à Londres, pour répondre à nos clients en France et à l’étranger. Notre domaine de focus, c’est la croissance. Nous accompagnons les entreprises dans leur plan de croissance, à la fois sur leur stratégie et jusqu’à l’opérationnelle.   TourMaG.com – Vous êtes l’un des cofondateurs et avez une importante expérience dans l’industrie du tourisme.   C’est une autre spécificité de notre cabinet : Toute l’équipe a travaillé dans le secteur. Personnellement, j’ai plus de 25 ans d’expérience dans l’industrie du tourisme. J’ai travaillé 15 ans chez Air France, trois ans chez CWT et trois autres années au sein de la chaîne d’hôtels Marseillaise, Vacances Bleues. Cela me donne une vue assez complète, bien que l’on n’a jamais fait le tour du secteur. TourMaG.com – Comment le Covid a impacté l’industrie du tourisme ?   Le covid a accéléré certaines transformations, telle que la RSE, même si c’est un peu retombé ces derniers temps. L’industrie est très soumise aux cycles. Moi, je viens de l’aérien. Tous les 3 ans, chez Air France, on vivait une crise. L’important pour les entreprises est d’avoir à la fois un plan, une capacité à s’adapter et des options de diversification. Il s’agit d’être capable d’être assez agile pour saisir les opportunités. Je pense que le Covid a renforcé cela.   TourMaG.com – Quelle est votre vision aujourd’hui de l’industrie du tourisme ?   C’est un secteur qui est en transformation constante. Si je prends l’exemple d’Internet, la première industrie qui s’est fait disrupter par internet, c’est le tourisme. On annonçait la mort des agences de voyages à l’époque. Aujourd’hui, il y en a encore plus de 4000 en France. Et il y a de très belles agences, de nouveaux concepts, y compris d’agences offline. Aujourd’hui, il y a un sujet qui est l’IA. Effectivement, l’IA va disrupter beaucoup de choses, le travel en fait partie. Il y a forcément un sujet majeur sur lequel l’industrie a besoin de se réinventer. Le tourisme est capable de s’adapter. J’étais au Forum des pionniers du travel, j’ai à nouveau constaté que les gens sont passionnés par leur métier. Il y a une vraie passion pour les clients, pour le secteur, pour les produits. Le tourisme est aussi une industrie dont l’écosystème de la distribution est ultra complexe. C’est aujourd’hui en France, une industrie qui a besoin de continuer à se poser des questions et à se réinventer. Et on sent quand même certains freins.   TourMaG.com – Vous parlez de se réinventer. Dans quelle direction l’industrie doit-elle aller ?   Il y a plusieurs sujets. Il faut se réinventer ou évoluer, mais il y a également un sujet sur les équipes : Comment attirer la nouvelle génération dans le métier ? Comment la garder ? Comment la motiver ? C’est justement la capacité de laisser une opportunité à des employés moins techniques. Par exemple, auparavant, il fallait des semaines et des semaines de IATA pour émettre un billet. Aujourd’hui, avec NDC, avec les UX à disposition, nous sommes capables en deux jours de former des gens. On passe d’une industrie de techniciens à une industrie qui doit intégrer que bien qu’il y ait beaucoup de technique derrière, les gens en front sont plus dans l’humain, dans l’empathie. Il y a un deuxième challenge qui est permanent dans l’industrie, c’est la techno. Il y a un vrai retard en France sur NDC par rapport à l’Amérique, à l’Espagne. Il y a un vrai frein des agences, alors que NDC ouvre plein de perspectives, bien que ce ne soit pas parfait aujourd’hui. Il y a un besoin pour les agences, de réinventer leur modèle économique, la manière dont ils travaillent et avec quels outils. Les agences n’en ont pas pris conscience. Troisième sujet : la consolidation du marché. Sur le business travel par exemple, il y a une grosse consolidation avec le rachat de CWT par Amex GBT., mais en même temps, il y a des nouveaux acteurs, comme Navan et Supertripper en France. La tech crée des opportunités. La consolidation d’Amex avec Egencia et CWT crée également un espace pour des petites agences. Et franchement, il y en a qui marchent très bien. En France, les réseaux intégrés permettent d’avoir des achats à des prix corrects, d’avoir accès à la techno. Il y a beaucoup d’agences mid-size en France qui sont très bien, mais je pense qu’à terme, il y aura potentiellement une consolidation et il faudra faire attention à ce que ça ne soit pas encore drivé par les US ou les Chinois. C’est un gros enjeu du secteur, parce que derrière il y a des gens et des changements, c’est bien de racheter des boîtes, mais ensuite, il faut réussir les synergies.   TourMaG.com – Toujours sur le volet tech, comment réagit l’industrie par rapport à l’IA ?   Il y a plusieurs cas de figure. Certains ont envie d’y aller et testent des choses. Comme pour tous les changements, il faut le prendre à bras-le-corps et le voir comme une opportunité. Dans mon domaine, dans le consulting, l’IA est majeure, car un de nos jobs est de faire

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Interview de Franck Demortière, Directeur Commercial chez Digitrips

Interview de franck demortiere, directeur commercial chez digitrips Pouvez-vous nous en dire plus sur l’histoire de DIGITRIPS   Pour comprendre l’histoire de Digitrips, il faut d’abord rappeler qu’il s’agit avant tout d’un regroupement de compétences, de connaissances et de savoir-faire. À l’origine, plusieurs structures coexistaient : Misterfly, H-Résa, Koedia… Ces noms vous parlent peut-être, ce sont les entités qui constituent la base de ce qui est devenu Digitrips. Ce sont leurs équipes, leurs expertises, leur énergie collective qui ont progressivement façonné le projet. Un tournant décisif a eu lieu avec l’arrivée d’Émilie Dumont. Elle a véritablement structuré le groupe, en donnant une ligne directrice aux différentes « maisons » existantes. Elle a joué le rôle d’architecte, de maître d’œuvre, en veillant à faire émerger une identité commune — une marque unifiée. C’est dans ce mouvement de convergence que Digitrips s’est consolidé. Le groupe s’est structuré autour d’une offre multiproduit et multicanal, pensée pour répondre à une grande diversité de clients : agences de voyage, TMC, comités d’entreprise, grands e-commerçants comme Cdiscount, ou encore aéroports… Aujourd’hui, ces clients se trouvent en France, en Belgique, en Italie et demain au-delà. Le développement à l’international repose sur les mêmes fondamentaux qu’en France, mais avec une sélection plus fine des produits, afin de privilégier ceux qui sont les plus adaptables et compétitifs à l’échelle mondiale. Nous misons notamment sur le package dynamique, soit une addition de l’hôtel, la voiture et les transferts. Alors oui, certains de ces produits sont déjà bien représentés sur le marché. Mais notre croissance en France montre qu’il reste de la place pour des challengers, surtout quand on sait se différencier. Concernant le package dynamique, nous nous positionnons clairement sur le segment du City Break et du court séjour. Notre spécialité, c’est vraiment le court séjour urbain, un segment qui a été largement sous-exploité ces dernières années, notamment par les tour-opérateurs. Il y a une vraie opportunité à saisir, et c’est ce que montre notre succès sur la partie e-package. Nous sommes en phase de lancement sur le produit train, notamment pour les City Breaks européens. C’est une vraie compétence métier, que nous développons aussi bien en B2B qu’en marque blanche, y compris à l’étranger. Cela s’inscrit dans notre volonté de nous adresser à des partenaires variés : e-commerçants, banques, assureurs, compagnies aériennes, aéroports, etc. Comment l’organisation commerciale de Digitrips s’est-elle structurée, avec déjà un pied à l’international ?   Notre organisation commerciale est structurée par marché et par segment client, et non par produit. Aujourd’hui, nous avons des équipes B2B en France, en Belgique et en Italie. Ces trois zones sont organisées de manière assez similaire : elles couvrent les agences de voyage, les réseaux d’agences, les tour-opérateurs, les TMC…. Ce sont les trois grands types de clients sur lesquels nous sommes présents. Demain, nous allons structurer un pôle développement international, qui prendra en charge l’Italie et accompagnera l’ouverture de nouveaux marchés. Ce pôle aura aussi pour mission de construire des contrats dits “réciproques” avec d’autres acteurs du secteur — c’est-à-dire des partenariats à double sens, avec des échanges de services ou de portefeuilles clients. Qu’est-ce qui vous a amené à faire appel à Impact Consultants ?   La décision de faire appel à Impact Consultants n’a pas été la mienne à l’origine — elle vient d’Émilie Dumont. Mais je peux tout à fait vous expliquer pourquoi ce choix a été fait. À ce moment-là, nous avions clairement des manques en interne : il nous manquait des bras, des cerveaux, des compétences. Et Impact Consultants nous est apparu comme la solution la plus pertinente pour répondre à ce besoin, avec une vraie connaissance des marchés et des missions à mener. Dans un second temps, en travaillant ensemble sur le chantier de la SalesFactory, nous avons découvert que cette collaboration nous permettait d’aller plus loin. Elle a permis de faire émerger un besoin qui n’était pas identifié au départ : celui de créer un poste de Sales Operations notamment. Ce poste n’existait pas encore dans notre organisation. C’est Océane Recorbet qui occupe cette fonction temporairement, jusqu’à ce que nous soyons en mesure de recruter la bonne personne pour occuper le poste de façon pérenne. Une interview réalisée par Océane Recorbet Partagez cette page

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La distribution, levier stratégique dans le travel

La distribution, levier stratégique dans le travel ? Pourquoi la distribution est un levier stratégique clé dans le secteur du travel ? Dans de nombreuses organisations du secteur du voyage (transport, hôtellerie, parcs, etc.), la distribution est encore trop souvent reléguée au second plan. Les postes dédiés sont rares, les politiques de distribution sont floues ou absentes, et les performances par canal ne sont pas suffisamment suivies. Pourtant, la distribution est un rouage essentiel entre l’offre et la demande. Elle relie le marketing, le revenue management (RMP), la technologie, et bien sûr les ventes. Voici 5 raisons majeures de piloter votre distribution de manière proactive et stratégique : 1. La distribution est une vitrine marketing La distribution, qu’elle soit directe ou indirecte, représente la première vitrine de vos produits et services. Si le contenu est souvent bien maîtrisé sur les canaux directs, ce n’est pas toujours le cas sur les canaux indirects. Dans l’aérien, par exemple, les flux GDS (via EDIFACT) ne permettent pas de personnalisation « à chaud », d’où l’apparition de NDC basé sur XML. Tous secteurs confondus, la qualité des descriptifs, des visuels, et des mises en avant exige une attention constante, même avec l’aide d’outils comme les channel managers. 2. Les coûts de distribution sont significatifs Les coûts liés à la distribution peuvent atteindre 20% du chiffre d’affaires. En hôtellerie, la commission moyenne de Booking est de 15%. Dans l’aérien, bien que la commission de base soit souvent nulle, les frais liés aux GDS, agrégateurs NDC, incentives ou au personnel interne peuvent rapidement faire grimper la facture à 10%. De plus, les coûts de la distribution directe (publicité, IT, staff, agences physiques, etc.) sont souvent sous-estimés, voire plus élevés que ceux de la distribution indirecte. La vente directe présente des avantages comme la fidélisation ou la connaissance client, mais elle n’est pas toujours la plus rentable. 3. Le bon mix de distribution optimise les ventes La réussite commerciale repose sur une stratégie de distribution complémentaire. Une politique qui favorise la vente directe est logique, mais elle ne peut pas couvrir tous les segments. Un réseau de distribution tierce bien structuré (Tour-Operating, ventes spécifiques comme les marins dans l’aérien, etc.) peut générer des ventes incrémentales sans cannibalisation. L’important est d’avoir une approche segmentée, animée et bien pilotée. 4. Les distributeurs sont une source précieuse d’inspiration Les distributeurs sont souvent des experts de leur domaine. Ils maîtrisent les attentes clients, l’expérience utilisateur et les innovations technologiques. En hôtellerie, par exemple, s’inspirer des bonnes pratiques de Booking peut considérablement améliorer la performance de son propre site. Leur expertise est un atout pour tous les départements : marketing, tech, service client… 5. La distribution est au cœur des choix technologiques La cartographie des outils de distribution dans le secteur travel ressemble à une toile d’araignée complexe. Choisir les bonnes technologies est fondamental pour maîtriser ses contenus, ses coûts et l’expérience client. Avec l’arrivée de l’IA, de nouveaux canaux émergent (comme les agents conversationnels). Cela impose de revoir l’architecture technologique, de la rendre évolutive et orientée client. Comment reprendre le contrôle de sa distribution ? Pour optimiser votre stratégie de distribution, voici les étapes clés : Élaborer une politique claire de distribution et la partager en interne Piloter les coûts et revenus via des tableaux de bord par canal Définir les rôles et responsabilités en interne Construire des partenariats solides et performants Mettre en place une architecture technologique évolutive Animer, contrôler et suivre chaque réseau de distribution en temps réel Chez IMPACT CONSULTANTS, nous avons développé des méthodologies éprouvées pour accompagner les acteurs du voyage vers une distribution plus performante, agile et maîtrisée. Notre conseil principal : ne subissez pas votre distribution, pilotez-la ! Un article écrit par Rodolphe Lenoir Découvrir notre associé Partagez cette page

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UNSS : quand le sport partagé forge l’avenir

Le Sport Partagé à l’UNSS, un héritage innovant : CROSS NATIONAL SOLIDAIRE Les champions paralympiques de LA 2028 sont encore scolarisés aujourd’hui : quand le sport partagé forge l’avenir. Ce samedi 15 mars, Verneuil-sur-Seine a accueilli un événement sportif d’exception, réunissant des centaines de jeunes athlètes venus de toute la France sous l’égide de l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire). Au-delà de la compétition, cette journée a mis en lumière une dynamique essentielle : celle du sport partagé, où élèves valides et en situation de handicap courent ensemble, s’entraident et se surpassent. Si certains de ces jeunes seront peut-être les champions paralympiques que nous applaudirons en 2028 à Los Angeles, c’est dès aujourd’hui, dans les écoles, les collèges et les lycées, que leur avenir se construit. Et au cœur de cette réussite, il y a l’engagement quotidien des professeurs d’Éducation Physique et Sportive (EPS) et des encadrants scolaires, véritables artisans du sport inclusif. Les enseignants d’EPS, bâtisseurs de talents et d’inclusionDans toute la France, les enseignants d’EPS jouent un rôle fondamental dans l’éveil et l’accompagnement des jeunes sportifs, qu’ils soient valides ou en situation de handicap. Leur engagement dépasse le cadre du cours de sport : ils repèrent les potentiels, adaptent les exercices, encouragent l’entraide et insufflent la confiance nécessaire pour que chaque élève, quel que soit son profil, trouve sa place et progresse. Grâce à leur travail quotidien, des passerelles se créent entre le sport scolaire et le sport de haut niveau. Nombre d’athlètes paralympiques d’aujourd’hui ont découvert leur discipline sur les bancs de l’école, portés par des professeurs qui ont su croire en eux et les guider dans leur parcours. Les enseignants d’EPS sont aussi les premiers à sensibiliser les élèves aux valeurs de l’inclusion et du dépassement de soi. Les compétitions mixtes organisées sous l’impulsion de l’UNSS, comme celle de Verneuil-sur-Seine, sont le fruit de leur engagement à long terme. C’est grâce à eux que des élèves qui n’auraient peut-être jamais osé participer découvrent la joie de l’effort et le plaisir de progresser ensemble. Le sport partagé, moteur de performance et de cohésionLes courses mixtes de Verneuil-sur-Seine ont une fois encore démontré que le sport partagé bénéficie à tous, tant sur le plan humain que sur le plan de la performance. En courant ensemble, en apprenant à se synchroniser, à se soutenir et à se challenger, les jeunes athlètes développent une vision du sport où l’inclusion devient une force et non une contrainte. Les professeurs d’EPS et les encadrants UNSS sont à l’avant-garde de cette approche. En intégrant ces valeurs dès le plus jeune âge, ils façonnent des sportifs plus complets, plus ouverts et plus résilients, qui pourront nourrir aussi bien l’olympisme que le paralympique de demain. Un appel aux partenaires pour doubler le nombre de licenciés en situation de handicapMalgré cette dynamique positive, beaucoup reste à faire pour rendre le sport scolaire encore plus accessible aux jeunes en situation de handicap. Actuellement, leur nombre parmi les licenciés UNSS progresse, mais l’objectif est clair : le multiplier par deux d’ici 2028. Pour atteindre cet objectif, L’UNSS appelle aujourd’hui les acteurs publics et privés à s’engager aux côtés des professeurs d’EPS et des établissements scolaires. Il s’agit d’investir dans : Des équipements adaptés dans les établissements scolaires La formation des enseignants à l’encadrement du sport partagé L’organisation de compétitions inclusives à plus grande échelle Une meilleure articulation entre le sport scolaire et les fédérations handisport Les enseignants d’EPS, aussi passionnés que dévoués, sont prêts à relever ce défi. Mais ils ont besoin de moyens supplémentaires pour amplifier leur action et permettre à chaque jeune en situation de handicap de découvrir et d’exprimer son plein potentiel sportif. Construire ensemble la génération 2028À quelques mois des Jeux de Paris 2024, la France s’apprête à célébrer le sport sous toutes ses formes. Mais déjà, les regards se tournent vers Los Angeles 2028, où une nouvelle génération de champions, formée aujourd’hui sur les terrains scolaires, défendra nos couleurs. Ce sont nos enseignants, nos encadrants et nos partenaires qui, dès maintenant, peuvent faire la différence. En soutenant le sport partagé, ils bâtissent un avenir où chaque jeune, quelle que soit sa situation, peut rêver plus grand et aller plus loin. Entreprises, collectivités, mécènes : rejoignez-nous pour que les champions paralympiques de 2028 puissent dire, un jour, que tout a commencé sur les terrains de leur école. Partagez cette page Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

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Données clients

Exploitation des données clients dans l’aérien : enjeux et conformité RGPD

Exploitation des données clients dans l’aérien : Personnalisation et conformité RGPD Dans l’industrie aérienne, la donnée est partout et façonne chaque décision : personnalisation client, pilotage financier, anticipation des tendances ou gestion opérationnelle en temps réel. Bien exploitée, elle devient un atout stratégique, mais entre réglementation, qualité et usage, les défis sont nombreux. Données clients et personnalisation de l’expérience passager Un enjeu stratégique pour les compagnies aériennes Depuis plusieurs années, les transporteurs aériens placent la personnalisation au cœur de leur stratégie. Offrir un service adapté aux attentes spécifiques de chaque passager devient un impératif. Pour cela, il est nécessaire de collecter et d’analyser des données précises sur leurs habitudes de voyage, leurs préférences et leur comportement d’achat. Cependant, cette démarche doit se faire en respectant la vie privée des passagers et les réglementations en vigueur, notamment le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) en Europe. Les Customer Data Platforms (CDP) : un tournant pour l’industrie La centralisation des données pour une meilleure exploitation Avec la multiplication des points de contact entre les passagers et les compagnies aériennes (réservation en ligne, applications mobiles, services en aéroport, programmes de fidélité, etc.), il devient indispensable de centraliser les informations via des Customer Data Platforms (CDP). Ces plateformes collectent et unifient les données issues des systèmes tels que les PNR (Passenger Name Record), billets électroniques, programmes de fidélité (FFP), interactions numériques et historiques d’achat. Selon KBV Research (octobre 2021), le marché mondial des CDP devrait atteindre 20,5 milliards de dollars d’ici 2027, avec un taux de croissance annuel de 34 %. Cette évolution montre l’importance accrue de la gestion des données clients dans le secteur aérien. Données clients et intelligence artificielle : une personnalisation optimisée Anticiper et répondre aux attentes des passagers L’analyse des données permet d’optimiser les interactions avec les passagers à chaque étape de leur voyage : Proposer systématiquement un siège préféré à un voyageur fréquent. Offrir un menu adapté au moment de l’enregistrement en fonction des choix passés. Envoyer une alternative de vol en cas de correspondance manquée via un canal direct comme le SMS. Ces optimisations améliorent l’expérience client tout en maximisant les opportunités commerciales pour les compagnies aériennes. Le rôle clé de l’intelligence artificielle L’intelligence artificielle (IA) et le machine learning permettent d’analyser de grands volumes de données pour : Automatiser le nettoyage et la correction des incohérences. Prédire les comportements des passagers grâce à des modèles comme le “willingness to pay” (probabilité d’achat à un certain tarif) et le “willingness to change” (acceptation d’une modification d’itinéraire). Ces outils renforcent l’efficacité des compagnies tout en permettant une meilleure gestion de la demande et de la satisfaction client. Les défis liés à la conformité RGPD Garantir la protection des données personnelles La collecte et l’exploitation des données doivent respecter plusieurs principes fondamentaux du RGPD : Consentement explicite : les passagers doivent être informés de l’utilisation de leurs données et donner leur accord. Droit d’accès et d’effacement : ils peuvent demander à consulter ou supprimer leurs informations personnelles. Traçabilité et transparence : les compagnies doivent garantir une gestion centralisée et documentée des consentements. Si certaines solutions technologiques proposent des services avancés, toutes ne garantissent pas une conformité totale aux obligations légales.   Personnalisation et éthique des données L’exploitation des données doit toujours s’inscrire dans une démarche éthique. Il est essentiel d’informer les passagers sur la finalité de l’utilisation de leurs informations et de ne pas dépasser les limites fixées par la réglementation. Un équilibre doit être trouvé entre personnalisation avancée et respect de la vie privée. Les défis liés à la conformité RGPD Comprendre le contexte du voyageur Plutôt que d’exploiter uniquement l’historique des passagers, il peut être plus pertinent d’adapter l’offre en fonction du contexte de la demande. Un même voyageur peut être : Un parent en voyage familial. Un professionnel en déplacement d’affaires. Un voyageur loisirs partant en week-end avec des amis. Le contexte immédiat de la demande est souvent plus révélateur que l’historique des voyages passés. Les compagnies peuvent ainsi ajuster leurs offres en fonction de ces différents profils, sans nécessairement collecter un volume excessif de données personnelles.   Exploiter des tendances plutôt que des profils individuels En raison des risques liés à la confidentialité des données, une personnalisation au niveau individuel semble plus théorique que réaliste. Une approche basée sur des personas et des tendances comportementales peut être une alternative efficace pour segmenter l’audience sans empiéter sur la vie privée des passagers. Une utilisation responsable des données dans l’aérien L’exploitation des données clients offre un potentiel immense aux compagnies aériennes pour améliorer l’expérience passager et optimiser leurs opérations. Cependant, cette démarche doit être menée avec transparence, éthique et respect du cadre réglementaire. En adoptant une approche centrée sur la protection des données et l’optimisation du service, les transporteurs aériens peuvent concilier personnalisation et conformité, tout en répondant aux attentes de leurs clients. HELENE MILLET – Partner helene@impactconsultants.eu #TRAVEL #TRAVELTECH #INTERNATIONAL #VENTES B2B #TRANSFORMATION #GESTION DU CHANGEMENT #FINANCE #REVENUE MANAGEMENT PRICING #STRATEGIE #DISTRIBUTION Related articles : https://www.linkedin.com/posts/h%C3%A9l%C3%A8ne-millet-handsonconsulting_lufthansa-finds-collecting-passenger-data-activity-6326353177272741888-m30g?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAP-4QYBATqfAipPox3gsHzB-NI_rUiTIfk https://drive.google.com/file/d/1QHHUnnF1iiuKC3iZsA0aYO6WCw8rJ-g0/view?usp=sharing And 2 Firechats from last year :  1.With Dmitry Novikov and Christian Baillet : Paximizer https://www.linkedin.com/events/drivingretailexcellencewithcdp7241727659959889921/theater/ 2.With Gee Mann : Travlrid https://www.linkedin.com/events/ownyourtravelprofile7190667500827627520/theater/   Partagez cette page Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

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Pour organiser des villes plus accessibles, le rôle clé des données de mobilité

Comment rendre les villes et territoires plus accessibles grâce aux données mobilité ? Comment identifier une ligne ferroviaire sous-utilisée ? Où implanter de nouvelles stations de vélos en libre-service ? Comment les usagers rejoignent-ils un point géographique précis – une zone commerciale, un parc de loisirs, une entreprise ou tout autre point d’intérêt – à quel moment et par quel mode de transport ? Plus largement, comment concevoir ou adapter une politique de mobilité urbaine et interurbaine en phase avec les objectifs d’une mobilité écoresponsable et inclusive ? Comment évaluer ses effets une fois mise en place ? Ces questions essentielles trouvent leurs réponses dans l’analyse des flux et des usages réels. Pourtant, elles sont parfois abordées sans exploitation rigoureuse des données disponibles, conduisant à des infrastructures sous-utilisées, à des congestions évitables ou à une offre de transport inadaptée. Un parking surdimensionné qui reste vide, une station de vélos mal placée peinant à attirer des usagers, une ligne de transport en commun saturée faute d’anticipation des nouveaux flux : autant d’exemples où une utilisation plus fine des données aurait permis d’éviter des ajustements coûteux a posteriori. La diversité des sources de données aujourd’hui disponibles permet pourtant un véritable éclairage. Données de comptage issues de capteurs, caméras et bornes de validation, informations GPS et Floating Car Data pour analyser les déplacements en temps réel, bases Open Data fournies par l’INSEE ou les opérateurs de transport, billetterie et abonnements pour suivre l’évolution des usages, flux multimodaux et intermodaux accessibles via API et plateformes MaaS : ces différents ensembles de données, lorsqu’ils sont exploités de manière coordonnée, offrent une vision complète des dynamiques de mobilité. Des solutions comme Mobility Metrix permettent d’exploiter et de visualiser ces flux de manière territorialisée, tout en intégrant l’intelligence artificielle pour créer des modèles prédictifs. Ces outils offrent également la possibilité de partager ces analyses entre les parties prenantes, favorisant ainsi une intelligence collective et une prise de décision optimisée. Chez Impact Consultants, nous accompagnons collectivités et entreprises dans cette approche intégrée des données de mobilité. De la structuration des sources d’information à leur mise en perspective opérationnelle, nous aidons à transformer des ensembles complexes de données en décisions stratégiques éclairées et directement actionnables. Vous souhaitez structurer votre approche data pour prendre des décisions plus précises et efficaces en matière de mobilité ? Tout commence par une rencontre… Paul de Rosen – paul@impactconsultants.eu & Helene Millet – helene@impactconsultants.eu Partagez cette page Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

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Transport régional aérien, pilier de l’économie nationale grâce à une mobilité transversale

Transport Aérien Régional : pilier de la connectivité locale et de l’économie Le transport régional aérien joue un rôle essentiel dans la connectivité des territoires et le développement économique. Face aux défis environnementaux, économiques et sociaux, ce secteur explore des solutions innovantes pour rester pertinent dans un monde de plus en plus conscient des questions climatiques. Le rôle stratégique du transport régional aérien Les vols régionaux assurent une connexion vitale entre les petites et moyennes villes et les grands hubs internationaux (appelés « radiales »). Ces liaisons sont essentielles pour : Faciliter les échanges commerciaux et le tourisme. Assurer le désenclavement des régions mal connectées. Par exemple, en Europe, le transport aérien régional stimule l’économie locale en permettant l’accès à des marchés plus vastes.Dans les zones rurales ou isolées, ces vols permettent un accès rapide à des services essentiels comme : Les soins médicaux d’urgence. L’éducation supérieure. Pour les entreprises locales, une bonne connectivité est indispensable pour : Attirer des investisseurs et talents. Développer leurs activités sans être limitées par des infrastructures insuffisantes. Enjeux environnementaux et perspectives d’innovation Le secteur aérien régional doit répondre à des préoccupations environnementales croissantes. Plusieurs stratégies innovantes sont en cours pour réduire les émissions de CO2 tout en maintenant des services accessibles et rentables : Développement des avions électriques et hybrides : Ces technologies émergentes pourraient être idéales pour les vols courts, typiques du transport régional. Optimisation des routes et de la gestion aérienne : Des itinéraires plus directs et une meilleure gestion des phases de décollage/atterrissage permettent d’économiser du carburant. Utilisation de carburants décarbonés : Les biocarburants et carburants synthétiques sont des alternatives prometteuses au kérosène traditionnel. Une approche intermodale (par exemple, liaisons aériennes connectées aux réseaux ferroviaires) pourrait également éviter les détours inutiles via les grands hubs. Défis économiques et réglementaires Le transport régional aérien fait face à une pression financière accrue, exacerbée par la pandémie de COVID-19. La baisse de la demande, combinée à une hausse des coûts opérationnels, met en péril de nombreuses compagnies régionales. Par ailleurs, les réglementations environnementales deviennent de plus en plus strictes, imposant des investissements significatifs pour respecter les normes. Les subventions publiques jouent un rôle crucial pour soutenir ces opérateurs, mais elles doivent être allouées avec soin pour éviter des distorsions de marché. Une meilleure coordination entre les gouvernements et les acteurs privés pourrait aider à créer des solutions durables et équitables. Un avenir prometteur pour les réseaux régionaux Malgré les obstacles, le transport régional aérien reste un élément indispensable de l’écosystème de la mobilité. En adoptant des technologies vertes et en améliorant l’efficacité opérationnelle, ce secteur pourrait non seulement réduire son impact écologique, mais aussi renforcer sa résilience face aux crises futures. L’essor des solutions intermodales, combinant transport terrestre et aérien, pourrait également offrir de nouvelles opportunités. Par exemple, des partenariats entre compagnies ferroviaires et aériennes permettent d’offrir des trajets fluides et respectueux de l’environnement En conclusion, le transport régional aérien, bien que confronté à de nombreux défis, est en passe de se réinventer grâce à l’innovation et à une meilleure intégration avec les autres modes de transport. Il continuera à jouer un rôle crucial pour connecter les communautés et soutenir l’économie locale. Il importe à Impact Consultants, partenaire de croissance auprès des industries du tourisme et de la mobilité, d’accompagner les acteurs du transport aérien régional. Elle le fait très concrètement, par exemple auprès de Jet Airlines depuis plus de 3 ans, en les aidant à optimiser leurs liaisons régionales transversales (Poitiers-Lyon; le domestique en Guyane où seuls les avions et les pirogues peuvent desservir les villes au sein de la jungle depuis Cayenne; Tours vers le sud de la France…) et d’en assurer la pérennité financière. Les subventions publiques jouent un rôle crucial pour soutenir ces opérateurs, mais elles doivent être allouées avec soin pour éviter des distorsions de marché. Une meilleure coordination entre les gouvernements et les acteurs privés pourrait aider à créer des solutions durables et équitables. Un article coécrit par Manuel Chevallier et Flavie Picart.  Partagez cette page Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

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